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Mardi 21 novembre 2006

SAUVER PAUL

LES DROITS DE L'ENFANT MALTRAITÉS

20 novembre 2006 : Journée des Droits de l'Enfant.

Côté Pile :

Discours et manifestations d'autosatisfaction.

Côté Face :

Grève de la faim tant que mon fils ne sera pas autorisé à exercer son droit à être entendu.

 

Lettre à A Monsieur CLEMENT Pascal

Ministre de la justice

Garde des Sceaux

13 Place Vendôme

75 042 PARIS cedex 01

 

 

Monsieur le Ministre.

L'écoute d'un enfant capable de discernement est un réflexe naturel pour tout individu consciencieux qui est amené à prendre une décision le concernant.

La Convention de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant, ratifiée par la France, l'inscrit dans les articles 3-1 et 12-2.

L'interprétation de l'article 388-1 du Code Civil qui prévoit l'audition de l'enfant par le magistrat chargé des affaires familiales a été précisé par l'arrêt n° 891 du 18 mai 2005 de la Cour de Cassation : "l'audition de l'enfant ne peut être écartée que par une décision spécialement motivée" et "la prise en compte de ses demandes s'impose au magistrat".

Le 8 septembre 2004, la Cour d'Appel de Nîmes s'oppose à l'audition de notre fils.

Le 13 juillet 2005, la Cour d'Appel de Nîmes réitère son opposition et refuse de prendre en compte les souhaits que l'enfant a exprimés lors de sa visite à l'expert qu'elle avait, elle-même, désigné.

Le 13 décembre 2005, le tribunal d'Alès s'oppose à la demande de notre fils d'être entendu.

Le 15 novembre 2006, l'avocat d'enfant, trahissant sa fonction de porte-parole, demande à la Cour d'Appel de Nîmes de prendre une décision à l'opposé de ce que l'enfant lui a demandé. Elle avance pour cela des suppositions que rien ne vient étayer et qui sont démenties par les deux rapports d'expertise. La Cour juge inutile d'entendre l'enfant.

Cette obstination est d'autant plus ahurissante que des indices nombreux et sérieux : automutilations, fugues, insomnies, tourments… dont l'origine peut être difficile à mettre en évidence, inciteraient plutôt à entendre l'enfant s'exprimer sur ses conditions de vie.

La situation qu'il décrit est, en effet, loin d'être favorable au développement psychoaffectif d'un enfant de 10 ans et demi. De son propre aveu, il est malheureux chez sa mère. Ses relations avec son entourage sont conflictuelles et exemptes de tendresse. Il ne reçoit pas d'amis, ne fait pas de sorties. Il reste, solitaire, dans sa chambre et il lui est interdit de me contacter. Il n'est pas suivi dans son travail scolaire. Pendant les vacances ou les week-ends, il arrive souvent qu'il soit laissé à la garde d'une voisine.

Selon un des experts, c'est vouloir ignorer la cruauté de la situation que de vouloir la prolonger. En négligeant d'écouter l'enfant, les magistrats ont délibérément voulu demeurer dans cette ignorance au moment de prendre leurs décisions.

Il y a un an, le 18 décembre 2005, je vous alertais de cette situation. Mon courrier a été ignoré.

Le vécu d'un enfant est essentiel dans la construction de sa personnalité. Le maintenir volontairement dans un état de souffrance tant qu'il n'y trouve pas son épanouissement, comme le demande la Cour, n'est ni responsable, ni acceptable. S'accommoder de la situation ne le serait pas non plus.

Je vous informe donc, qu'à partir du 20 novembre 2006, Journée des Droits de l'Enfant, j'observerai une grève de la faim tant qu'une audition de notre fils, enregistrée en vidéo, ne sera pas organisée pour clarifier ses conditions de vie et déterminer son intérêt.

En bloquant depuis trois ans tout recours impartial, les institutions tant politique que judiciaire ont rendu cette décision inévitable. La mise en danger de ma santé ou de ma vie ne résulterait que de la violation des règles élémentaires qui font d'un État, un État de Droit.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments distingués.

 
Par salomon - Publié dans : sauverpaul
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Commentaires

je ne trouve pas mes mots pour commenter ce texte


 


signé un papa qui a la garde de son enfant  depuis 3 ans et qui lutte tous les jours pour supporter les propos ,et les oiseaux de mauvaise augure qui pense qu'un pere n'est pas capable


je presente a la famille de stephane mes condoleances sincere et cet lettre je la garderai dans mon esprit quelques annees elle m'as profondement emus .


un papa

Commentaire n°1 posté par Sanchez le 09/01/2007 à 13h01

je ne trouve pas mes mots pour commenter ce texte.


 


 


Moi non plus, je suis tres triste, vraiment.


 


 

Commentaire n°2 posté par patricia le 14/01/2007 à 05h15

Je reste sans voix.


Paul, tu peux etre fier de ton pere et de du combat qu'il a mene.


Signe: Un papa qui ne vois pas ses enfants.

Commentaire n°3 posté par un papa le 02/02/2007 à 13h38

C'est tjrs avec beaucoup de tristesse que je reviens ici, tout est preuve de non respect de l'humain, de non respect d'aucune des conventions qui sont signées par la France.


 


C'est tjrs avec beaucoup de force en voyant tout cela que nous continuerons a nous battre contre la machine a broyer.


 


Une pensée à ce papa, chapeau bas Monsieur ou que vous soyez.

Commentaire n°4 posté par les Enfants de l'Orchidée le 25/07/2007 à 17h01

Je viens de decouvrir l'histoire; ça me fait le même effet que la lecture de la lettre de Guy Moquet, et dire que là, ce n'est pas les Nazis les responsables, mais notre Justice . Les juges voulaient rentrer chez eux pas trop tard ? ils ont tout gachés .

Commentaire n°5 posté par Marcus le 20/09/2007 à 19h06

Auteur compositeur interprète  Valérie Giron-Bazan.            Ecrit le 08/07/06

 voila les enfants ne sont jamais écoutés, pourquoi les magistras les laissent de coté, c'est vraiment une honte.

Signée une ex enfant violée. 

 Qui va les croire.

 

Quand des enfants pleurent en cachette

Quand des enfants tournent la tête

Le désespoir,             le désespoir

Quand ils ont leurs p’ tits yeux mouillés

Quand ils ont la tête baissée

Cafard noir,             cafard noir. 

Quand ils se laissent sangloter

Quand ils se cachent dans l’escalier

Pas se faire voir,         pas se faire voir.

Tendez leur une main amie

Ne les laisser pas ses petits

Seuls dans le noir,       seuls dans le noir

Si ils se plaignent des monsieurs

Qui les approchent depuis peu

Comme ce soir,    comme ce soir

Ces hommes qui leurs  font du mal

Leurs ont brisé,    le corps et le coeur

Douleur noire,             douleur noire.

Toute cette histoire   leurs fait peur

Ils se sentent morts à l’intérieur,

Un vrai cauchemar,    un vrai cauchemar.

Mais non, se n’sont pas des menteurs

Mais comment peuvent ils s’expliqués.

Qui va les croire,        qui va les croire.

Peut être qu’un jour ils parleront

Mais dans leurs tête y’a pas d’pardon.

Il est trop tard,         il est trop tard.

Ces personnes  qui près de chez-vous

Font beaucoup d’mal à ses p’ tits bouts

Ne plus les voir,          ne plus les voir.

Car tous ces hommes qui leurs font mal

Les ont souillés,   jusque dans l’âme.

Au fond du  cœur,    au fond du coeurs

La vie pour eux est désespoir

Comment sortir de ce trou noir

Avec espoir.        Avec espoir.

 

Commentaire n°6 posté par VARIN le 26/05/2008 à 17h19

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