SAUVER PAUL
LES DROITS DE L'ENFANT MALTRAITÉS
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20 novembre 2006 : Journée des Droits de l'Enfant. |
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Côté Pile : Discours et manifestations d'autosatisfaction. |
Côté Face : Grève de la faim tant que mon fils ne sera pas autorisé à exercer son droit à être entendu. |
Lettre à A Monsieur CLEMENT Pascal
Ministre de la justice
Garde des Sceaux
13 Place Vendôme
75 042 PARIS cedex 01
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Monsieur le Ministre. L'écoute d'un enfant capable de discernement est un réflexe naturel pour tout individu consciencieux qui est amené à prendre une décision le concernant. La Convention de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant, ratifiée par la France, l'inscrit dans les articles 3-1 et 12-2. L'interprétation de l'article 388-1 du Code Civil qui prévoit l'audition de l'enfant par le magistrat chargé des affaires familiales a été précisé par l'arrêt n° 891 du 18 mai 2005 de la Cour de Cassation : "l'audition de l'enfant ne peut être écartée que par une décision spécialement motivée" et "la prise en compte de ses demandes s'impose au magistrat". Le 8 septembre 2004, la Cour d'Appel de Nîmes s'oppose à l'audition de notre fils. Le 13 juillet 2005, la Cour d'Appel de Nîmes réitère son opposition et refuse de prendre en compte les souhaits que l'enfant a exprimés lors de sa visite à l'expert qu'elle avait, elle-même, désigné. Le 13 décembre 2005, le tribunal d'Alès s'oppose à la demande de notre fils d'être entendu. Le 15 novembre 2006, l'avocat d'enfant, trahissant sa fonction de porte-parole, demande à la Cour d'Appel de Nîmes de prendre une décision à l'opposé de ce que l'enfant lui a demandé. Elle avance pour cela des suppositions que rien ne vient étayer et qui sont démenties par les deux rapports d'expertise. La Cour juge inutile d'entendre l'enfant. Cette obstination est d'autant plus ahurissante que des indices nombreux et sérieux : automutilations, fugues, insomnies, tourments… dont l'origine peut être difficile à mettre en évidence, inciteraient plutôt à entendre l'enfant s'exprimer sur ses conditions de vie. La situation qu'il décrit est, en effet, loin d'être favorable au développement psychoaffectif d'un enfant de 10 ans et demi. De son propre aveu, il est malheureux chez sa mère. Ses relations avec son entourage sont conflictuelles et exemptes de tendresse. Il ne reçoit pas d'amis, ne fait pas de sorties. Il reste, solitaire, dans sa chambre et il lui est interdit de me contacter. Il n'est pas suivi dans son travail scolaire. Pendant les vacances ou les week-ends, il arrive souvent qu'il soit laissé à la garde d'une voisine. Selon un des experts, c'est vouloir ignorer la cruauté de la situation que de vouloir la prolonger. En négligeant d'écouter l'enfant, les magistrats ont délibérément voulu demeurer dans cette ignorance au moment de prendre leurs décisions. Il y a un an, le 18 décembre 2005, je vous alertais de cette situation. Mon courrier a été ignoré. Le vécu d'un enfant est essentiel dans la construction de sa personnalité. Le maintenir volontairement dans un état de souffrance tant qu'il n'y trouve pas son épanouissement, comme le demande la Cour, n'est ni responsable, ni acceptable. S'accommoder de la situation ne le serait pas non plus. Je vous informe donc, qu'à partir du 20 novembre 2006, Journée des Droits de l'Enfant, j'observerai une grève de la faim tant qu'une audition de notre fils, enregistrée en vidéo, ne sera pas organisée pour clarifier ses conditions de vie et déterminer son intérêt. En bloquant depuis trois ans tout recours impartial, les institutions tant politique que judiciaire ont rendu cette décision inévitable. La mise en danger de ma santé ou de ma vie ne résulterait que de la violation des règles élémentaires qui font d'un État, un État de Droit. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments distingués. |
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je ne trouve pas mes mots pour commenter ce texte
signé un papa qui a la garde de son enfant depuis 3 ans et qui lutte tous les jours pour supporter les propos ,et les oiseaux de mauvaise augure qui pense qu'un pere n'est pas capable
je presente a la famille de stephane mes condoleances sincere et cet lettre je la garderai dans mon esprit quelques annees elle m'as profondement emus .
un papa
je ne trouve pas mes mots pour commenter ce texte.
Moi non plus, je suis tres triste, vraiment.
Je reste sans voix.
Paul, tu peux etre fier de ton pere et de du combat qu'il a mene.
Signe: Un papa qui ne vois pas ses enfants.
C'est tjrs avec beaucoup de tristesse que je reviens ici, tout est preuve de non respect de l'humain, de non respect d'aucune des conventions qui sont signées par la France.
C'est tjrs avec beaucoup de force en voyant tout cela que nous continuerons a nous battre contre la machine a broyer.
Une pensée à ce papa, chapeau bas Monsieur ou que vous soyez.
Je viens de decouvrir l'histoire; ça me fait le même effet que la lecture de la lettre de Guy Moquet, et dire que là, ce n'est pas les Nazis les responsables, mais notre Justice . Les juges voulaient rentrer chez eux pas trop tard ? ils ont tout gachés .
Auteur compositeur interprète Valérie Giron-Bazan. Ecrit le 08/07/06
Qui va les croire.
Quand des enfants pleurent en cachette
Quand des enfants tournent la tête
Le désespoir, le désespoir
Quand ils ont leurs p’ tits yeux mouillés
Quand ils ont la tête baissée
Cafard noir, cafard noir.
Quand ils se laissent sangloter
Quand ils se cachent dans l’escalier
Pas se faire voir, pas se faire voir.
Tendez leur une main amie
Ne les laisser pas ses petits
Seuls dans le noir, seuls dans le noir
Si ils se plaignent des monsieurs
Qui les approchent depuis peu
Comme ce soir, comme ce soir
Ces hommes qui leurs font du mal
Leurs ont brisé, le corps et le coeur
Douleur noire, douleur noire.
Toute cette histoire leurs fait peur
Ils se sentent morts à l’intérieur,
Un vrai cauchemar, un vrai cauchemar.
Mais non, se n’sont pas des menteurs
Mais comment peuvent ils s’expliqués.
Qui va les croire, qui va les croire.
Peut être qu’un jour ils parleront
Mais dans leurs tête y’a pas d’pardon.
Il est trop tard, il est trop tard.
Ces personnes qui près de chez-vous
Font beaucoup d’mal à ses p’ tits bouts
Ne plus les voir, ne plus les voir.
Car tous ces hommes qui leurs font mal
Les ont souillés, jusque dans l’âme.
Au fond du cœur, au fond du coeurs
La vie pour eux est désespoir
Comment sortir de ce trou noir
Avec espoir. Avec espoir.